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AKAA Paris - 2026

OpenArtExchange à AKAA Art & Design Fair 2026

Nous sommes très heureux d’annoncer la participation d’OpenArtExchange à AKAA Art Fair Paris 2026 ! Du 23 au 25 octobre, nous présenterons une sélection d’art contemporain africain à l’occasion de cette foire internationale de premier plan, qui réunit artistes, collectionneurs et galeries du monde entier. Cette année, notre sélection met à l’honneur le sculpteur béninois Sébastien Boko et l’artiste pluridisciplinaire congolaise Rachel Malaika.

À propos d'AKAA

AKAA – Also Known As Africa – est l’une des principales foires européennes consacrées à l’art contemporain africain et au design. Elle offre une plateforme dynamique aux artistes africains établis comme émergents, en les mettant en relation avec collectionneurs, commissaires d’exposition et galeries. 

Notre stand - A11

Au cœur de notre présentation se trouve une exploration du Sacré : cette force, cet incarnation ou ce domaine considéré comme fondamental dans l’existence humaine. Il se manifeste à travers les croyances, les valeurs, les souvenirs et les formes d’attachement qui façonnent notre rapport au monde. Dans une époque marquée par l’accélération, les divisions, l’instabilité politique et l’angoisse écologique, l’idée du Sacré devient de plus en plus fragile et contestée. À travers leurs pratiques respectives, Sébastien Boko et Rachel Malaika interrogent ce qui demeure porteur de sens en temps d’incertitude : qu’est-ce que nous considérons encore comme intouchable, essentiel ou digne de révérence ?

Sébastien Boko présente une série de sculptures semi-abstraites inspirées des formes, ou des « ombres » comme il les appelle, des masques yoruba Gèlèdè, qui honorent la puissance féminine comme source d’équilibre au sein de la société. Chaque œuvre est couronnée d’éléments symboliques faisant référence à des valeurs sacrées, des croyances ou des icônes culturellement significatives. Les motifs gravés associent le langage visuel des circuits électroniques à des formes de pieds, d’yeux ou de cordes, rappelant le système de comptage en langue Fon. En faisant dialoguer spiritualité ancestrale, science et savoirs traditionnels avec la technologie contemporaine, Boko nous invite à nous demander ce qui demeure sacré dans nos sociétés modernes. Ses œuvres agissent comme des formes de mémoire culturelle, inscrivant son héritage dans le présent.

Dans le travail de Rachel Malaika, le Sacré prend plusieurs dimensions. En retravaillant des photographies datant de la période coloniale à travers des interventions textiles, elle confronte des visions de l’histoire apparemment figées, presque sacralisées. Elle les transforme, propose de nouvelles interprétations et montre que d’autres lectures sont possibles. Pour Malaika, le Sacré réside également dans la présence féminine, la résilience et la force intérieure. Dans ses autoportraits, elle incarne des mères, des personnalités spirituelles et politiques, plaçant des figures féminines puissantes au centre de l’image. Couronnées, parées et tenant des objets symboliques, ces femmes occupent des positions d’autorité historiquement associées aux hommes. À travers elles, Malaika interroge celles et ceux à qui sont accordés le pouvoir, la visibilité et la révérence, ainsi que ceux qui ont l’autorité de définir ce qui est sacré.

 

La Métisse, Sébastien Boko, 2026

Sébastien Boko ​

Bénin, 1984 

Sébastien Boko est un sculpteur autodidacte dont la pratique s’inscrit dans une transmission familiale et dans l’héritage culturel ouest-africain. Travaillant principalement le bois, le métal et des matériaux recyclés, il explore des thèmes liés à la spiritualité, à l’identité et à la mémoire collective. Reconnu au Bénin, Boko a participé à de nombreuses expositions et symposiums internationaux. En 2024, son travail a été présenté dans l’exposition Révélation ! Art contemporain du Bénin à la Conciergerie, à Paris.

Regards, Rachel Malaika, 2026

Rachel Malaika

RDC, 1986

Rachel Malaika est une artiste visuelle originaire de la RDC, dont la pratique multidisciplinaire englobe la photographie, l’installation et le textile. Se définissant comme photographe activiste, elle porte un regard critique sur les représentations des femmes et des enfants dans la société congolaise. À travers l’autoportrait et ses interventions sur des photographies de l’époque coloniale, elle utilise le textile et la broderie pour interroger les récits liés au genre, à l’histoire et à la représentation. Son travail a été présenté à l’international, notamment à la 1-54 Contemporary African Art Fair à New York.